Plonger. A nouveau dans ce gouffre magnifique. Constater avec jouissance les cuisses s'affiner, le ventre se creuser, les côtes ressortirent, mes doigts devenir filiformes. Surtout ne pas manger. Je ne pas perdre tous ses efforts. Voler des médicaments. A nouveau. Par sécurité. Pour dormir au cas où. La peur des crises. La frustration. Je sais comment fonctionne la boulimie. J'ai peur. Peur de finir encore à l'hôpital. Mais je ne peux pas m'arrêter maintenant. Pas en si bon chemin. Aujourd'hui, ce sera encore léger. Deux tartines de pain ce matin. Pour combler la fin. Mentir. Comme avant. Savourer le corps se transformant. Sortir. Boire. Oublier. Danser. L'ivresse d'une vie. Retrouver le sentiment de vivre.
Puis la culpabilité. Tant de travail réalisé. Tant d'avancée. Des projets. L'acceptation de cette nouvelle vie. L'équilibre. Je fous tout en vrac. Encore. J'ai tellement bosser pour me remettre d'aplomb. Personne ne me voit sombrer. Je fais ça bien. Mais je le sais. Je sais que je gâche tout. Une année complète en hôpital de jour pour tout foutre en l'air. Qu'est-ce qui ne fonctionne pas dans ce cerveau ? J'ai l'air d'aller si bien. Ca me rend si heureuse de perdre. Si bien dans mon corps. Mais ce n'est jamais assez. Cinq kilos en moins d'un mois. Et je me trouve toujours si grosse. Je suis tellement plus jolie avec ces kilos perdus. Je me demande comment j'ai pu vivre en étant plus grosse. Comme toujours quand je perds. Je reprends les vieilles habitudes. Je regarde pendant des heures complètes les sites internet, les photos. Je sors à l'heure du repas pour ne pas manger. Oublier que je peux avoir faim. Ne pas craquer. Rêver constamment, toutes les nuits, de bouffe. Surtout ne pas ingurgiter de gras. Jeûner malgré moi. Je perds bien sans comprendre pourquoi ?
Pourquoi tout lâcher maintenant ? Pourquoi me détruire encore quand tu vas bien ? Pourquoi l'amour ne peut m'aider a m'aimer ? Pourquoi dois-je maltraiter ce corps que je hais ? Je coule lentement. Et j'adore ça... Enfin... je crois...
Puis la culpabilité. Tant de travail réalisé. Tant d'avancée. Des projets. L'acceptation de cette nouvelle vie. L'équilibre. Je fous tout en vrac. Encore. J'ai tellement bosser pour me remettre d'aplomb. Personne ne me voit sombrer. Je fais ça bien. Mais je le sais. Je sais que je gâche tout. Une année complète en hôpital de jour pour tout foutre en l'air. Qu'est-ce qui ne fonctionne pas dans ce cerveau ? J'ai l'air d'aller si bien. Ca me rend si heureuse de perdre. Si bien dans mon corps. Mais ce n'est jamais assez. Cinq kilos en moins d'un mois. Et je me trouve toujours si grosse. Je suis tellement plus jolie avec ces kilos perdus. Je me demande comment j'ai pu vivre en étant plus grosse. Comme toujours quand je perds. Je reprends les vieilles habitudes. Je regarde pendant des heures complètes les sites internet, les photos. Je sors à l'heure du repas pour ne pas manger. Oublier que je peux avoir faim. Ne pas craquer. Rêver constamment, toutes les nuits, de bouffe. Surtout ne pas ingurgiter de gras. Jeûner malgré moi. Je perds bien sans comprendre pourquoi ?
Pourquoi tout lâcher maintenant ? Pourquoi me détruire encore quand tu vas bien ? Pourquoi l'amour ne peut m'aider a m'aimer ? Pourquoi dois-je maltraiter ce corps que je hais ? Je coule lentement. Et j'adore ça... Enfin... je crois...
